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Óscar Wong, Cervantes, Silvia Berg, Paul Barker 
(Ciudad de México, Nov 2007)

SOLO RUMORES

Por Óscar Wong

Discurso en la presentación de Solo Rumores, Ciudad de México, 29 noviembre 2007

Ensoñaciones, imágenes dinámicas, materia sonora que genera estadios placenteros a través de sonidos aterciopelados, duros y brillantes en momentos, que centellean a través del piano. Así, Solo Rumores (disco apoyado por la Danish Arts Agency[1]) se metamorfosea en diversidad de sustratos y niveles (sensuales, expresivos y, desde luego, puramente musicales), donde el universo lírico, evanescente, descriptivo, de Juan Rulfo (1917-1986) –y concretamente de su novela Pedro Páramo- se establece plenamente en inflexiones melódicas. Y aquí habría que recordar el vínculo tan estrecho entre la música y la expresión lírica, entre el compositor y el intérprete o ejecutante.

Once autores internacionales de primer nivel –Zulema de la Cruz, Silvia Berg, Paul Barker, Laurence Altman, Arturo Márquez, Joaquín Gutiérrez-Heras, entre otros- participaron en la elaboración de este organismo vivo, sonoro, con una idea musical basada en la obra rulfiana, como homenaje al autor jalisciense. Ana Cervantes aporta su inteligencia musical, “lee” las partituras con particular reflexión e intención sugestiva y pone énfasis en expresar su personalidad y reproducir su estilo, singularizándolo, particularizándolo. Los planos narrativos, de tonos ocres, evanescentes y atmósferas taciturnas tan recurrentes en la novelística de Rulfo, se perciben en estas composiciones. Por ende, burbujas sonoras estallan como menudos pasos; vuelos rasantes, terrenales, puños simétricos generando ambientes, como ocurre en la pieza inicial. O esa substancia voluptuosa, como rocas erguidas: instantes que contienen universos, trazos aéreos, pétalos inmóviles petrificados y que determinan ese temblor acuático de la segunda composición. A lo largo de las demás piezas musicales se percibe la riqueza de la sonoridad, como sombras luminosas, espaciadas, con una serie de fugacidades taciturnas, húmedo chapoteo como agua congelada.

En Solo rumores se advierten elementos de expresión consciente, placentera, donde el sonido y el silencio se alternan y concilian para articular la totalidad armónica; tensiones y distensiones, simetría de períodos para apuntar, y apuntalar, una variación dinámica. El mundo de la ensoñación, fantasmagórico, manifestado en la obra del escritor homenajeado es el disparador musical. De esta manera, el silencio inmoviliza al tiempo y se vuelve sedimento expresivo, sonoro, y la melodía engendra luminosidad, coloraturas, movimientos. Y giros dúctiles, elongaciones plásticas, rispideces. Y centelleos renovados, el aire y la tierra conciliándose en un alba cristalina.

Juan Preciado, de acuerdo con Rulfo, llega a Comala a buscar a su padre, transformado en un rencor vivo, según se visualiza al iniciar la novela. La búsqueda del padre se vuelve un recorrido, una travesía por el submundo. Cabe resaltar que los celtas hablan del Annwn, o del Castillo en espiral donde aguardan los reyes, los magos y los poetas, quienes podrán resucitar, mientras sus cuerpos permanecen en New Granges. La perspectiva mítica indica que Gilgamesh busca a Énkidu en el Infierno, pero jamás consigue rescatarlo. El único héroe, solar, es Jesús de Nazareth, quien vuelve transfigurado del mundo de los muertos. Acaso por lo mismo los personajes rulfianos se muestran como arquetipos, figuras dolorosas, angustiadas, presas de la melancolía.

La tristeza, la nostalgia, puede ser resignada o pesimista, fatal o condescendiente. En Solo rumores –cuyo título deviene de la composición de Arturo Márquez- el viaje es aladamente terrenal, cuyo contorno melódico busca el significado emocional establecido en esa sucesión de notas y compases. La red sonora es mágica: los intervalos regulares, la cadencia emocional, los acordes y el color del sonido son determinantes. La travesía, aquí, es vigorosa, dúctil. La expresión sensitiva, afectiva, acaso sensual; el plano expresivo, emocional y el plano exclusivamente musical muestran esa áspera melancolía, cuya emanación voraz, dibuja el páramo inquieto, el horizonte crepitando en llamas; paisajes sonoros donde el polvo se mueve en giros raudos, lentos, densos en momentos. De esta manera, tibios fantasmas respiran el pasto de los vientos, la flor etérea de la memoria rulfiana, cuya realidad literaria simula derrumbarse como un montón de piedras. Sólo rumores se significa por esa tenue resonancia que vibra en el corazón del cosmos, de ese universo pleno de sonoridades.

México, D. F., noviembre 28 de 2007

 

 

SOLO RUMORES

Par Oscar WONG

Discours prononcé lors de la présentation du disque Sólo Rumores, México, 29 novembre 2007.

Rêveries, images dynamiques, une matière sonore qui engendre des états plaisants au travers de sonorités veloutées, dures et brillantes par moments, qui scintillent à travers le piano.  Ainsi, Sólo Rumores (disque apuyé par la Danish Arts Agency (1)) se métamorphose en une accumulation de divers niveaux (sensuels, expressifs et, bien sûr, purement musicaux), dans lesquels l’univers lyrique, évanescent, descriptif, de Juan Rulfo (1917-1986) – et plus particulièrement de son roman Pedro Páramo – se dessine pleinement dans les inflexions mélodiques.  Et ici, il faudrait rappeler le lien si étroit entre musique et expression lyrique, entre le compositeur et l’interprète ou exécutant.

Onze auteurs internationaux, de première ligne – Zulema de la Cruz, Silvia Berg, Paul Barker, Laurence Altman, Arturo Márquez, Joaquín Gutiérrez Héras, entre autres – ont participé à l’élaboration de cet organisme vivant, sonore, dont l’idée musicale est fondée sur l’?uvre de Rulfo, en hommage à l’auteur de Jalisco.  Ana Cervantes apporte son intelligence musicale, elle « lit » chaque partitions de façon particulièrement réfléchie et suggestive et elle prend un soin tout particulier d’exprimer sa personnalité et de reproduire son style unique.  Les plans narratifs, aux tons ocres, évanescents, et les atmosphères taciturnes, récurrentes dans les romans de Rulfo, peuvent se percevoir dans ces compositions.  Ainsi, ce sont des bulles sonores qui éclatent comme des pas lointains ; des vols à ras du sol, terrestres, des poings symétriques créant des atmosphères, comme dans le morceau initial. Ou bien, cette substance voluptueuse, comme des pierres dressées ; des instants qui contiennent des univers, des trajectoires aériennes, des pétales immobiles, pétrifiés, qui caractérisent ce tremblement aquatique de la seconde composition. Tout au long des autres morceaux, on perçoit la richesse de la sonorité, comme des ombres lumineuses, espacées, une série d’éléments fugaces et taciturnes,  l’humide clapotement de l’eau glacée.

Dans Sólo Rumores on remarque des éléments d’expression consciente, plaisante, dans lesquels les sons et les silences alternent et se réconcilient pour articuler la totalité harmonique ; tension et détente, la symétrie des périodes qui désignent et qui renforcent une variation dynamique.  Le monde de la rêverie, de la fantasmagorie, qui se manifeste dans l’?uvre de l’écrivain objet de cet hommage, ce monde est le déclencheur musical.

Ainsi, le silence immobilise le temps et devient sédiment expressif, sonore, et la mélodie engendre lumière, couleurs et mouvements.  Et aussi, des boucles malléables, des élongations plastiques, des aspérités ; des scintillements renouvelés, l’air et la terre réconciliés dans une aube cristalline.

Juan Preciado, selon Rulfo, vient à Comala,  transformé en une rancune vivante, chercher son père ;  ainsi le voit-on au début du roman.  La recherche du père devient un voyage, une traversée de l’infra monde. Rappelons que les celtes parlent de l’Annwn, ou Château en Spirale dans lequel attendent les rois, les mages et les poètes, avant de ressusciter, tandis que leurs corps demeurent  à New Granges. La perspective mythique enseigne que Gilgamesh va rechercher Ènkidu aux enfers sans réussir à le ramener.  Le seul héros solaire c’est Jésus de Nazareth, qui revient transfiguré du monde des morts.  Peut-être que, de la même façon, les personnages rulfiens apparaissent comme des archétypes, des silhouettes de douleur, angoissées, en proie à la mélancolie.

La tristesse, la nostalgie, peuvent être résignées ou pessimistes, fatalistes ou indulgentes.  Dans Sólo Rumores –dont le titre provient de la composition d’Arturo Márquez – le voyage est aérien et terrestre, son contour mélodique cherche la signification émotionnelle dans sa succession de notes et des mesures. Le réseau sonore est magique : les intervalles réguliers, la cadence émotionnelle, les accords et la couleur du son sont déterminants. La traversée, ici, est vigoureuse, ductile.  L’expression sensible, affective, voire sensuelle ;  le plan expressif, émotionnel et le plan exclusivement musical montrent cette âpre mélancolie dont l’émanation avide dessine le parage turbulent, l’horizon en flammes crépitantes ; des paysages sonores où la poussière tourne en tourbillons nerveux ou lents, très dense par moments.  C’est ainsi que des fantômes tièdes hument la pâture des vents, la fleur éthérée de la mémoire rulfienne, dont la réalité littéraire semble s’écrouler comme un grand tas de pierre.  Sólo Rumores s’impose par cette résonance tenue, qui vibre dans le c?ur du cosmos, de cet univers rempli de sonorités.

Mexico, le 28 novembre 2007.

 

 

NUR GERÜCHTE

Von Óscar Wong

Eröffnungsrede bei der Vorstellung von Nur Gerüchte, Mexiko Stadt, 29. November 2007

Träume, dynamische Abbildungen, klangvolles Sachgebiet, das gemütliche Zustände durch samtartige Töne erzeugt, in Momenten hart und glanzvoll, die durch das Klavier blitzen. Demnach verwandelt sich Nur Gerüchte in eine Vielfältigkeit von Substraten und (sinnlichen, expressiven und natürlich auschließlich musikalischen) Ebenen, wo das lyrische, flüchtige, bescreibende Weltall von Juan Rulfo (1917-1986) –und konkreterweise, sein Roman Pedro Páramo- sich völlig in melodische Wendepunkte legen. Und hier müßte man sich an die enge Verbindung zwischen der Musik und der lyrischen Bezeichnung erinnern, zwischen dem Komponisten und dem Darsteller.

Elf internationale Autoren erster Linie –Zulema de la Cruz, Silvia Berg, Paul Barker, Laurence Altman, Arturo Márquez, Joaquín Gutiérrez, Heras, unter anderen- haben sich an der Herstellung dieses lebenden, klangvollen Organismus beteiligt, an einer musikalischen Idee die an dem rulfianischem Wek basiert ist, zur Ehrung des Schriftstellers von Jalisco. Ana Cervantes trägt ihre musikalische Intelligenz bei, sie “liest” die Partituren mit partikulärer Besonnung und suggestiver Absicht, sie betont den Ausdruck ihrer Personalität und die Wiedergabe ihrer Darstellungsart, indem sie sie sonderbar und singulär macht. Die in Rulfo’s Romanen immer wieder vorhandenen erzählende Ebenen, die flüchtigen Erdtöne und schweigsame Atmosphären, werden in diesen Kompositionen wahrgenommen. Letzlicherweise, klangvolle Blasen explodieren wie kleine Schritte; rasante, irdische Flüge, symmetrische Fäuste, die Stimmungen erzeugen, so wie es im ersten Stück vorkommt. Oder diese volluptuöse Substanz wie hochragende Steine: Augenblicke die Weltalle enthalten, luftige Striche, bewegungslose versteinerte Blütenblätter und welche diese akuatische Trommel der zweiten Komposition bestimmen. An den anderen musikalischen Stücken kann man die Wertschöpfung, die Prächtigkeit der Klangfülle wahrnehmen, ganz wie strahlende, auseinandergezogene Schatten, mit einer Serie von schweigsamen Vergänglichkeiten, feuchtes Plätschern wie vereistes Wasser.

In Solo Rumores kann man Elemente des bewußten, gemütlichen Ausdruckes wahrnehmen, wo sich der Ton und die Stille abwechseln und sich versöhnen, um eine harmonische Gesamtheit zu artikulieren; Anspannungen und Entspannungen, Symmetrie der Zeitabscnitte um eine dynamische Schwankung vorzumerken und abzustützen. Die geisterhafte Welt der Träume, in dem Werk des geehrten Schriftstellers geäußert, ist der musikalische Auslöser. Auf dieser Weise immobilisiert die Stille die Zeit und sie verwandelt sich in ein ausdruckvolles, klangvolles Sediment, und die Melodie erzeugt Helligkeit, Koloraturen, Bewegungen. Auch duktile Wendungen, plastische Dehnungen, Rauigkeiten. Und erneuerte Blitzsträhle, wo sich die Luft und die Erde in einem kristallklaren Sonnenaufgang versöhnen.

Juan Preciado, laut Rulfo, in einen lebenden Groll verwandelt, kommt in Comala an, um seinen Vater zu suchen, sowie es man am Anfang des Romanes vermuten kann. Die Suche nach dem Vater verwandelt sich in eine Begehung, eine Durchquerung der Unterwelt. Dabei muß man bedenken, daß die Kelten von Annwn sprechen, oder das Schloß in einer Spirale, wo Könige, Zauberer und Dichter erwarten, um wieder auferstehen zu können, während ihre Körper in New Granges bleiben. Die mythische Perspektive deutet an die Suche in der Hölle des Gilgamesh nach dem Énkidu an, aber er kann ihn nie retten. Der einzige sonnige Held ist Jesus von Nazareth, welcher umgestaltet von der Welt der Toten zurückkommt. Vielleicht deshalb zeigen sich die rulfianischen Persönlichkeiten wie Archetypen her, leidvolle, betrübte, der Melancholie ergriffene Figuren.

Die Traurigkeit, die Sehnsucht kann ergeben oder pessimistisch, verhängnisvoll oder herablassend sein. In Nur Gerüchte –von dessen Titel sich die Komposition von Arturo Márquez ergibt- ist die Reise beflügelterwise irdisch, dessen melodische Kontur den emotionellen Sinn in dieser Abfolge von Noten und Taktschlägen sucht. Das tonvolle Netz ist bezaubernd: die regelmäßigen Zwischenzeiten, die emotionelle Kadenz, die Akkorde und die Farben der Töne sind entscheidungstragend. Die Fahrt ist hier kräftig, duktil. Der empfindliche, empfindsame, ja sogar sinnliche Ausdruck; die ausdrucksvolle, emotionelle Ebene und die auschließlich musikalische Ebene zeigen diese Rauhe Sehnsucht, dessen heißhungrige Ausströmung die unruhige Öde zeichnet, den in Flammen brutzelnden Horizont; schallende Landschaften, wo sich der Staub in schnellen, langsamen, in Momenten dichten Drehungen bewegt. Auf dieser Weise atmen lauwarme Geister das Weidegras der Winde ein, die ätherische Blume der rulfianischen Erinnerung, dessen literarische Realität einen in sich einstürzenden Haufen Steine simuliert. Nur Gerüchte zeichnet sich durch diese schwache Resonanz, die im Herzen des Kosmos flattert, in dem von Tönen gefüllten Weltraum aus.

Mexico Stadt, DF, 28. November 2007

Total Palabras: 691 = 3 pp

 

 

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